Commentaires et Perspectives en synthèse

Mise à jour : 19 01 2023

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Notre analyse reprend un scénario plausible, issu de lectures de grandes sociétés de gestion (Blackrock, UBS, Morgan Stanley, Lazard, Pictet, HSBC, BNPP, JP Morgan, Rothschild, Russell, Wells Fargo, ...). Même si les années ne se ressemblent pas, l'année 2023 sera une année de transition, de réglages économiques, d'incertitudes.
Le premier trimestre/semestre ne sera peut-être pas celui où il faudra renforcer ses positions mais se garder une telle option pour garder 3/5 ans ses lignes.


La volonté des grandes banques centrales de maintenir des taux d'intérêt élevés est celle de réduire l'inflation, conduite par une reprise post-confinements trop forte par rapport aux capacités de production et les conséquences des prix des matières premières. Arrêter des entreprises a été "simple", la reprise plus compliquée. Rappel aux investisseurs : il faut faire progresser ses placements au-dessus de l'inflation uniquement pour la partie des dépenses courantes, celle impactée par les prix.

Nous avons eu un pic des prix des matières premières fin du 1er semestre 2022 et depuis les prix baissent : pétrole, blé, gaz, électricité, alu, nickel... Les prix à la production devraient se réduire, mais le temps que tout se diffuse aux canaux économiques, cela prendra 5 à 6 mois. Toutefois, le lien entre croissance économique et cours des matières premières fera que les prix ne baisseront vraisemblablement que fin 2023.


Ces dernières années, nous avons réduit autant que possible les expositions obligataires. Le consensus pour 2023, dans les prochains mois, peut-être pas immédiatement pour nous, serait d'aller sur des obligations d'Etat, voire des obligations entreprises très bien notées. Si les taux commençaient à plafonner voire à baisser, ces obligations devraient en profiter.

Le consensus sur les actions US et Europe est très contrasté. Les actions de croissance sont présentes davantage aux USA, et le marché européen qui a baissé présente de meilleures opportunités. Les subventions américaines de 380 Mds$ pour les entreprises donnent une préférence pour ces actions US.

Le dollar devrait se situer vers 1.10 (le cours à 0.98 l'an passé était purement spéculatif).

Les grandes tendances par pays sont la Chine et surtout l'Inde. L'Inde reste depuis deux ans le pays d'avenir : démographie positive, économie diversifiée, accélération du développement, modernisation... La Chine devrait revenir sur la scène économique après sa ré-ouverture au monde et sa politique de taux accomodante, facteur de baisse des prix. Le PIB de la Chine est juste derrière celui des USA, un acteur important et non marginal.

Les valeurs technologiques, très présentes aux USA et dans les fonds d'investissement à l'échelle internationale, pourraient revenir sur le devant de la scène : effectifs en baisse partout, accélération de modèles innovants, fin de la hausse des taux qui a tant affecté ces entreprises, ou plutôt leur valorisation (pas la rentabilité, au contraire).

La thématique des small & mid caps encore une fois s'est révélée très décevante en 2022 (sur 10 ans, trop de hausses et de baisses). On attendra que la hausse revienne pour réduire au maximum ces expositions et rester investi sur les grandes capitalisations internationales des grands pays industriels.

Private Equity : 2023 sera une année sans grande espérance car les prix, les valorisations vont se stabiliser, mais les capitaux à investir au niveau international sont très importants (en centaines Mds €/$). Il faut être investi sur les grands fonds car ils investissent dans les plus grosses entreprises, avec des process rigoureux et des stratégie de croissance et de développement international, indispensable dans nos économies mondialisées. Et viser un cycle de 5/7 ans sur cette classe d'actifs.

Immobilier : Le résidentiel verra ses prix baisser (cela commence). L'immobilier de bureaux réalisera une performance médiocre. L'immobilier coté a fait -35% en 2022 (impact de la hausse des taux) et on ne peut penser que l'immobilier non coté en soit écarté. On ne peut pas demander des rendements significatifs avec de l'inflation et des taux en hausse, même si les loyers sont indexés, cette indexation étant annuelle ; certains locataires seront tentés de renégocier les baux et les prix des immeubles devraient baisser.

Les taux sans risque resteront proches de 1.8% à 2,5% sur 12 mois (mais sous l'inflation)... Pour les personnes morales, l'inflation est neutre.

A éviter : les obligations à haut rendement, les pays émergents hors Asie Pacifique, les banques, les secteurs industriels, la grande distribution, les pures biotech, l'immobilier (coté ou non).



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